mercredi 28 janvier 2015

massacres au sein de l'entité biologique

Un massacre, c'est biologique.
La Terre est un être vivant. En tant qu'espèce humaine nous sommes un organe, un organe faisant partie de la fonction animale. Dans cette être vivant planétaire, il existe aussi une fonction végétale et une fonction eau avec ses masses en mouvement, y compris dans les airs, y compris dans les terres. Le vent, comme la lymphe, l'air comme le sang, la terres et les pierres comme les os et la moelle.
Quand un massacre de cellules se produit, le système immunitaire entre en jeu. Le coupable eut été un "corps étranger" (du non-soi), l'élimination de l'infection aurait été aisée, mais il s'agit de cellules de notre organe humain qui se retournent contre leurs consœurs. Une tumeur nécrosante métastatique.

J'ai déjà vu une de ces tumeurs encercler tant et si bien l'artère fémorale que dans la chambre on pouvait entendre le pendule de la Mort faire tic-tac. J'ai déjà vu une autre de ces tumeurs casser en deux un fémur.
Hormis le problème macroscopique morbide, il y a le problème spécifique et microscopique de ces cellules qui trahissent leur propre organe : elles connaissent le langage de leur victime. Elle savent tout sur les hormones-twitters, les interleukines-what's-app ou les leucocytes-NK-GIGN. Par conséquent, le système immunitaire de leurs anciennes sœurs ne fonctionne pas sur elles comme il le faudrait. De plus, ces cellules tumorales métastasées n'obéissent plus aux lois de leur livre sacré ( l'ADN ). Pourtant, dans le code bio-judiciaire, une cellule qui veut devenir éternelle devrait se soumettre à l'apoptose, autrement dit le suicide. Au contraire, ignorante de ce code vital, la cellule tumorale cherche à étendre son monde illusoire sur son environnement en se multipliant à l'infini. Elle remplit d'abord un vide, puis elle écrase les cellules voisines. Fini la bonne santé de l'organisme.

Mais dans cette fonction animale qu'est l'humanité, où sont les ganglions lymphatiques et les moelles épinières qui devraient métaboliser une réaction immunitaire adaptée ?
Quid de l'efficacité de l'ONU ? dont le comité de sécurité est gangrenée par deux dictatures, pour ne parler que d'elles...
Quid de l'influence des paroles religieuses de paix ?
Quelle place dans la société pour les mouvements non-violents ?.. dont les adeptes défendent bien mieux leur théorie que les démocrates la leur !

Pourtant, à l'image de la plante qui perce le béton, émergent, de l'extérieur des organes officiels sclérosés, des mouvements issus des alternatives politiques, des alternatives agricoles, de l'écologie, de la non-violence. Des réponses adaptées et en même temps une reformulation de la démocratie : Les indignés, les colibris de Pierre Rabhi ou les incroyables comestibles, en sont des exemples. Politiquement, la transformation suit son cours : les printemps arabes, mais une tumeur les étouffent, Podemos en Espagne, les mouvements occupy, de Hong Kong par exemple avec ses parapluies jaunes.
Ou encore EcoHealth où, ici, ses scientifiques, médecins, vétérinaires, etc. proposent de se rendre utiles pour le réchauffement climatique :
"Par l’intermédiaire de l’International Association for Ecology and Health (IAEH), plus de 500 délégués provenant de 62 pays et de la communauté élargie en écosanté, une vision et un engagement à agir ont été développées. Ils rassembleront ce qui a déjà été mis en place pour répondre aux impacts des changements climatiques. Par une approche interdisciplinaire unique centrée sur la santé humaine, animale et environnementale, la communauté en écosanté est bien placée pour offrir une contribution novatrice qui répond à la complexité des problèmes autours des changements climatiques."


PS : et la croissance (économique il s'entend) ne serait-elle pas aussi une forme de cellule tumorale ?